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cat-art : Pierre, Judas, Jésus et Malchus - Qui est le roi ?

 

Jean 18,1-12 Une mise en place, p.ex. avec des figures playmobiles

Jésus – la parole - les disciples

De l’autre côté du torrent

Un jardin

Entrée

Jésus – les disciples

Une troupe – Judas

Jésus sort
... Disciples, dans le jardin ?

Jésus : « C’est moi »

Recul de la troupe

Malchus Pierre L’épée – la violence

La troupe Jésus liée

La parole libre … Pierre suit … sans pouvoir suivre …



Pierre, Judas, Jésus et ... Malchus : le roi et le clown ?
(selon J. Cailloud et al., L'Evangile de Jean, Passion et résurrection, Centre Thomas More, 1991)

Deux groupes se font face :
d’un côté les disciples, liés par la parole partagée (« ayant ainsi parlé du v. 1, parole achevée),
de l’autre, une troupe disparate, liée par le souci d’une capture.
Jésus se trouve entre ces deux groupes. Il est sujet de parole, celui qui parle, il se dé-signe comme sujet parlant, il est le signe, la parole.

C’est moi !

Il n’y a pas de « tu » équivalent en face, Judas n’arrive pas à dire « toi ». Il recule et tombe avec les soldats par terre.

Jésus parle au nom de ce qu’il est, les autres cherchent à prendre possession d’un individu. Mais on ne met pas la main sur la parole.

Pourtant Pierre résiste à sa mission ; par un attachement excessif il prend abusivement la place de son maître. Par la violence, au lieu de la parole, reçue et donnée, il tente de dévier le « programme ». Il entre dans la mêlée, là où la parole de Jésus avait posé les bonnes distances. Il ne se voit plus que dans l’image fascinante du serviteur du grand prêtre, figure inversée de son propre statut de serviteur du maître. Le glaive est la caricature de la parole qui tranche ; la symbolique est outrepassée par la violence physique. Pierre va au-delà, Judas se dérobe de son rôle de disciple.


« Malchus » ou « Malkus » - MLK « Roi »

Malchus est en tant que serviteur du grand prêtre, « préfet des prêtres », soumis au sacerdoce, ce qui veut dire obligé d’être sans tare (Lévitique 21,18 ; la Septante parle entre autres « d’oreille tranchée »). L’oreille coupée le rend « invalide », inapte à la fonction qui est la sienne. La violence de Pierre le coupe de la parole. Quand il y a violence il n'y a plus écoute !

Il y a bascule, tragique et clownesque, entre :

- Roi (maître) et serviteur
- Sans tare et invalide
- Parole et violence physique
- Statut haut et statut bas